Ramonage : comment reconnaître un ramoneur certifié ?

Par Emmeline Guiragossian
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ramoneur effectuant le ramonage d'une cheminée
Source : shutterstock / Gabor Tinz

Pour le ramonage de votre poêle, cheminée ou chaudière il est essentiel de choisir un professionnel qualifié et certifié pour plusieurs raisons. Découvrez pourquoi et comment reconnaître un ramoneur certifié ? 

Pourquoi réaliser le ramonage de poêle à bois, cheminée ou chaudière à granulés ou à bûches par un professionnel certifié ?

En France un ramoneur certifié doit réaliser le ramonage d’une cheminée. Le professionnel doit disposer d’un diplôme ou d’une certification reconnus par l’Etat. Cela lui permet de pouvoir remettre un certificat de ramonage à son client en fin d’intervention. Ce certificat est indispensable auprès de votre assurance. En effet sans ce certificat l’assurance peut ne pas vous indemniser ou diminuer le montant de l’indemnisation, en cas de sinistre lié au conduit de fumées.

Attention soyez vigilant. Certaines personnes font du porte à porte en se faisant passer pour des ramoneurs. Ils tentent alors de vous démarcher en vous proposant des prix excessifs. Seuls les ramoneurs certifiés seront à même de vous délivrer un certificat de ramonage de votre poêle ou de votre chaudière.

À savoir :

Pour vous assurer de l'habilitation du ramoneur, vous pouvez consulter le registre du commerce et des sociétés sur Internet ou dans votre commune.

Qu’est-ce qui qualifie un ramoneur certifié en France ?

Les ramoneurs sont des professionnels du bâtiment et des travaux publics (BTP). Ils sont spécialisés dans l’entretien et les contrôles de cheminées et des conduits de fumées.

Quelles sont les formations pour devenir professionnel du ramonage ?

Selon l’article 16 de la loi du 5 juillet 1996 un ramoneur professionnel doit être en possession d’un diplôme reconnu par la Chambre des métiers et de l’artisanat (CMA). Pour obtenir ce diplôme il convient de suivre une formation en lien avec le ramonage.

Le ramoneur doit être titulaire de l’un de ces diplômes ou de l’une de ces certifications :

  • CAP ou BEP en plâtrerie, maçonnerie ou maintenance.

  • Certificat technique des métiers (CTM) de ramoneur-fumiste. Celui-ci est remis par l’Assemblée permanente des chambres des métiers (APCM).

  • Brevet technique des métiers (BTM) de ramoneur.

  • Titre de Ramoneur Fumiste délivré par le Centre d’études et de formation pour le génie climatique et l’équipement technique du bâtiment (COSTIC).

  • Certificat de qualification professionnelle (CQP) pour le métier de Ramoneur-fumiste. Ce certificat ne permet pas de diriger une entreprise de services de ramonage.

Il est possible d’accéder au métier de ramoneur sans diplôme. Un artisan peut prétendre à la Validation des Acquis d’Expérience (VAE) s’il a exercé le métier de ramoneur pendant au moins un an. La VAE permet d’être certifié auprès du Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP). Si un artisan a au moins 3 ans d’expérience en tant que travailleur indépendant ou employé dans le domaine du ramonage il peut demander une attestation de qualification auprès de la Chambre des métiers et de l’artisanat.

La réglementation de l’activité de ramonage

Excepté le fait de devoir posséder un diplôme, le ramoneur doit respecter d’autres obligations dans le cadre de l’exercice de son activité professionnelle.

Doit déclarer la création de son activité :

Le ramonage étant une activité artisanale, le ramoneur indépendant doit déclarer son activité auprès de la Chambre des métiers et de l’artisanat (CMA).

Doit être responsable :

La loi oblige les professionnels du bâtiment qui font des travaux secondaires (travaux n’affectant pas le bâtiment) de souscrire à l’assurance de responsabilité civile décennale. Elle permet au ramoneur de garantir la réparation et la protection en cas de dommages causés durant la construction jusqu’à 10 ans après les travaux dans le cadre de son activité professionnelle.

Doit être transparent envers le client :

Le ramoneur se doit d’informer ses clients des tarifs horaires applicables, des modalités d’horaires effectuées, des tarifs de services forfaitaires, des frais de déplacement et du total du devis avant l’intervention. Si le ramoneur dispose d’un atelier, il doit s’assurer que les tarifs affichés soient bien visibles. Dans le cas contraire, il faut que le ramoneur fournisse au préalable un document qui mentionne tous les tarifs. Ce document doit également mentionner les modalités de facturation.

Doit établir un devis avant la prestation :

Le ramoneur doit obligatoirement fournir un devis à son client pour toute prestation de plus de 150 euros. Cela permet d’éviter les éventuels litiges. Le devis prend en compte la nature des services fournis. De plus le devis comprend les détails des taux applicables ou encore le montant total à payer (hors taxes et toutes taxes comprises en précisant le taux de TVA). En tant que client vous avez un droit de rétraction de 14 jours après réception du devis.

Doit effectuer une facturation après sa prestation :

Après son intervention le ramoneur doit fournir à son client une facture détaillant toutes les prestations réalisées et les tarifications appliquées lors de l’opération de ramonage.

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